le domaine de Camarette : une histoire de famille

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Nancy et Alexandra Gontier ont repris le domaine de la Camarette par amour de la tradition familiale et de la vigne. Le domaine de Camarette est situé proche du mont ventoux dans le vaucluse.

D’abord vouée à l’élevage des vers à soie au XIXème siècle, la propriété accueille des cultures maraîchères jusqu’après la Seconde Guerre Mondiale. Ensuite, Mr Fernand Gontier, nouvel acquéreur, créé un centre de multiplication clônale de la vigne pour la pépinière viticole dès 1960. Son fils, Pierre GONTIER, prend sa relève et développe la production de raisin de cuve puis la vinification de celui-ci avec, en 1993, la construction de sa cave particulière. Il produit des vins en AOC Ventoux et Vins de Cépages.
En 2004, la troisième génération arrive avec Nancy Gontier, la seconde fille de Pierre Gontier. Elle reprend la suite de l’entreprise familiale et créé avec son mari, Hugues Marrec, chef de cuisine, une activité oeno-touristique comprenant des chambres d’hôtes et une auberge, tenus par ce dernier. En 2010, sa sœur aînée, Alexandra Gontier, rejoint l’entreprise viticole pour développer la vente aux particuliers.
En 2011, le vignoble a commencé une conversion en Agriculture Biologique sous l’impulsion des deux soeurs.
Les sols du domaine sont de type argilo-calcaire, avec de nombreux cailloux favorisant la pénétration de l’eau de pluie, seul moyen d’irrigation sur le vignoble. Le passage du Mistral plus ou moins fort tout au long de l’année conserve l’état sanitaire du vignoble naturellement. Le soleil est très présent en journée et les nuits sont par contre fraîches. Ces variations de températures importantes à la belle saison favorisent l’intensité de la couleur, l’acidité naturelle et les tannins dans les raisins en fin de maturité.

Pour moi le vin est un lien esthétique, joyeux et délicieux, profond entre les hommes. C’est la vie

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Evelyne de Pontbriand a repris le domaine familiale, Domaine du Closel qui est situé rive droite (ou nord) de la Loire, en face des coteaux du Layon qui produisent des vins liquoreux. Après une autre vie de par le monde, plutôt dans l’art et la littérature, Evelyne de Pontbriand a été sollicitée par sa famille pour prendre la suite de sa mère Michèle Bazin de Jessey, sous le prétexte que qu’elle parlait bien anglais !

Cette vigneronne atypique nous raconte donc son histoire :

« Je suis partie à 50 ans avec une horde de jeunes loups faire le tour du monde dans le cadre de ce diplôme extraordinaire de l’OIV : Master en gestion et marketing des vins et spiritueux qui vous fait découvrir presque l’intégralité de ce qu’on appelle « the wine industry ». Challenge épique et passionnant. J’ai vu, j’ai entendu, j’ai bu et j’ai commencé à comprendre ! J’ai compris que nous avions la chance d’avoir dans notre pays cette approche « paysagère » du vin, unique au monde, qui faisait du vin français quelque chose de singulier, de rare et de merveilleux dans sa poésie et sa diversité, du vin qui raconte l’histoire du monde parce qu’il puise à la fois dans la terre, dans le ciel et dans l’âme du vigneron, ses infinis secrets.

Il m’a rapidement paru évident que seule une approche « bio » et même et surtout « biodynamique » pouvait me permettre de produire de véritables Savennières, et non pas seulement des chenins.

Bio, c’était assez facile, nous n’avions jamais été très chimiques ; biodynamique, cela s’est révélé pour moi être une quête longue et difficile de la vérité de notre terroir, ou de nos terroirs. Je cherche depuis plusieurs années la bonne approche pour que cette vigne donne le meilleur d’elle-même sur ces schistes arides dans la belle lumière de Loire.

C’est un cheminement avec des hommes (mes employés), un paysage et une plante, sous le soleil, la pluie, avec le vent, le gel, la grêle. On n’arrive jamais au bout, on avance dans le brouillard vers un but qu’on ne connait pas sans savoir comment y aller. J’ai compris enfin que dans l’intimité de la vie du vin avec la barrique, au plus profond du chai, il ne fallait pas pénétrer ou avec une extrême discrétion pour ne pas troubler l’oeuvre.

J’ai compris que plus on apprenait, moins on en savait, mais que plus on goûtait, mieux on comprenait et que tout cela était fait pour être partagé. Pour moi le vin est un lien esthétique, joyeux et délicieux, profond entre les hommes. C’est la vie. »

Créer son vin, c’est comme élaborer son parfum

Carine Pichot,vigneronne pour le Nouvel Observateur.

Carine Pichot qui est à la tête du domaine de Fabrègues depuis un peu moins de 10 ans. Cette propriété languedocienne est située à Aspiran, entre Clermont l’hérault et Pézénas, et elle compte 26 hectares de vignes qui s’étendent sur des coteaux adossés aux massifs des cévennes et de la montagne Noire. Le domaine de Fabrègues a pour avantage sa diversité d’encépagement : grenache, syrah, mourvèdre, carignan, cinsault, clairette, grenache blanc, marsanne, vermentino… Cette vigneronne de caractère explique : « je souhaite élaborer des vins gourmands, de plaisir, qui invitent au partage et à la convivialité. Des vins qui s’exprime sur le fruit, la finesse et la rondeurs. »
Les vignes sont situées sur des sols argilo-calcaires avec cailloutis, d’autres d’argiles rouges graveleuses, ou encore pour une petite part sur des sols de galets roulés, encerclés de terres occupées par les garrigues et les landes.  Chacune des parcelles est clairement identifiée et dédiée à un cépage particulier afin de faire l’objet d’une vinification séparée. « il est interdit d’assembler avant la vinification » martèle la vigneronne. « Créer son vin, c’est comme élaborer un parfum ! »

L’essentiel pour Carine est l’environnement. Non pas pour un effet de mode, mais par conviction personnelle et surtout pour le respect de l’après, les enfants, les terres, La Terre.
La méthode culturale est la lutte raisonnée, de plus en plus chaque année, en accord avec les besoins des sols, les cépages …
Utilisation d’engrais organiques, diminution chaque année des traitements, du chimique, pour tendre à un vrai accord vigne et vin, le plus naturel possible.