Le vin a de nouveau la côte chez les jeunes !

Plus de consommateurs mais plus occasionnels. Et des jeunes qui reprennent goût au vin. C’est ce qui ressort de l’enquête menée par l’institut FranceAgrimer sur la consommation de vin en France. Tous les cinq ans, l’institut public se penche sur les habitudes des Français et il constate qu’il « y a plus de consommateurs en 2015 mais la consommation est plus occasionnelle. Le vin est passé d’une composante de repas à une boisson culturelle ».

consommation de vin en france

Comme dans la plupart des pays européens, la tendance est clairement à la baisse : de 100 litres par an et par personne en 1960, les Français sont passés à 42 litres. Mais, ces cinq dernières années, la communauté des amateurs d’un verre ou deux par semaine s’agrandit, faisant passer la part des consommateurs réguliers ou occasionnels de 62 % à 67 %. Une remontée inédite depuis 1980 (excepté en 1995). Et parmi ces amateurs, on compte davantage de jeunes : ils sont de moins en moins nombreux parmi les 15-24 ans à ne jamais toucher un verre de vin, même s’ils en boivent toujours moins que leurs aînés. Le vin devient une boisson festive, bue à l’apéritif, avec un succès grandissant des vins blanc et rosé – le rouge restant largement associé au repas. Les vins sucrés ou effervescents, plus « faciles » à apprécier pour un palais non éduqué, constituent souvent la porte d’entrée vers le monde du vin pour les jeunes.

 

Une nouvelle image

Autant d’éléments qui vont avec un changement d’image de la boisson. Le goût pour le vin se propage en même temps que celui « des Français pour plus de cuisine, le retour du fait maison, des émissions culinaires et l’association des mets avec du vin », analyse l’institut FranceAgrimer. Avec un paradoxe : il y a plus souvent une bouteille sur la table du repas, particulièrement lors de la présence d’invités, mais sa consommation est moins systématique et devient un choix assumé. Ce qui, bien sûr, ne veut pas dire que les invités d’antan buvaient de force, juste qu’il s’agit de plus en plus d’une décision « d’amateur éclairé », qui ne prendra parfois qu’un seul verre.

Dans le même temps, le nombre de consommateurs réguliers, qui représentaient la moitié de la population française en 1980, a lui aussi beaucoup reculé : ils ne sont plus que 16 % à prendre un verre tous les jours ou presque. Cette part augmente avec l’âge moyen – ils sont ainsi 38 % chez les plus de 65 ans – et concerne davantage les hommes que les femmes.

Autre enseignement de l’enquête de France Agrimer : comme pour le vin, la consommation de sodas et jus de fruits pendant les repas, qui n’avait cessé de progresser entre 1980 et 2010, recule depuis cinq ans, en particulier chez les 15-24 ans.