Les perspectives alléchantes du vin au Brésil

le vin au bresil

Le Brésil avec 60000 ha et 2.5 millions d’hectolitres, est le 16ème producteur de vin dans le monde. C’est à partir de 1970 que la viticulture commence à se développer grâce à des entreprises internationales qui importent de grands cépages tels que le chardonnay, le semillon et le cabernet sauvignon.

Au nord de Buenos Air et de l’Uruguay, dans l’Etat de Rio grande do Sul, se trouve la principale région viticole du Brésil avec 39000 ha de vignes. Elle jouit d’un climat tempéré, avec des hivers rigoureux et des étés chauds.

vignoble brésilien

Le Brésil n’a jamais autant consommé de vin, avec une production et des importations en hausse depuis dix ans, révélant une évolution des goûts au pays de la bière et de la caïpirinha.

La consommation de vin au Brésil (200 millions d’habitants) reste basse mais se développe beaucoup depuis ces dernières années. Avec 1,9 litre par an et par personne, on est loin des 60 litres de bière et des 20 litres de cachaça (alcool de canne à sucre avec lequel on prépare la fameuse caïpirinha) consommés chaque année par les Brésiliens.

« Mais la consommation de vin ne cesse de progresser. Aujourd’hui, on ne boit plus seulement pendant les fêtes, mais toute l’année. Et pas de la piquette, du vin de meilleure qualité », assure Andreia Gentilini, directrice de promotion de l’Institut brésilien du vin (Ibravin).
Le vin est typiquement l’un des produits qui attire de plus en plus les membres d’une société en plein développement économique. La classe moyenne se développe et avec elle apparaissent de nouveaux consommateurs, en recherche de produits de haute qualité, créneau dans lequel s’inscrit parfaitement le vin français. Bien qu’étant à l’origine de 20% de la production mondiale de vin, la France ne figure qu’au 5ème rang des exportateurs de vin vers le Brésil, représentant 3,9% des importations effectuées par le Brésil en 2010, une part qui est en baisse, d’après l’Uvibra (Union Brésilienne de Viticulture). Bien loin du trio de tête formé par le Chili (37,2%), l’Argentine (23,9%) et l’Italie (16,8%), dont les vins sont moins chers à la vente et d’un abord plus simple pour la dégustation.