Le Beaujolais nouveau est-il forcement de la piquette ?

La dégustation du Beaujolais nouveau est rendue possible par deux facteurs. Une décision réglementaire prise en 1951 autorise le vente du vin « en primeur », sans devoir attendre le 15 décembre. En second lieu, les caractéristiques du cépage local, le gamay, offrent des vins qu’il est possible de consommer rapidement.

La date officielle du Beaujolais nouveau change chaque année jusqu’en 1967, où la décision est prise de fixer le 15 novembre, pour permettre aux viticulteurs d’harmoniser leur production. La date du troisième jeudi du mois pour déguster le Beaujolais nouveau est adoptée en 1985.

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Le Beaujolais nouveau est-il de la piquette ? 

Malgré les opérations marketing, le Beaujolais nouveau a surtout fini par se voir accolé une image de vin de mauvaise qualité. Une réputation méritée ?

– Non ! Certains vignerons qui ont un vrai savoir-faire et du talent arrivent à faire des vins de qualité, même pour les vins nouveaux. Il n’y a aucune intervention vulgaire. Ni dans la vigne, encore moins dans la vinification. Le résultat, ce sont des vins frais, prêts à boire, avec un plaisir spontané et peu ou pas de sulfites.

Dans le vin de vigneron, on ne sent ni goût de banane ni de framboise. C’est du jus de raisin naturellement fermenté, avec des levures indigènes, qui donnent le goût… du raisin avant tout ! Après, on aura toujours des témoins aromatiques propres au cépage, le gamay, particulièrement sensibles lorsque le vin est mis depuis peu en bouteille.

Après ça, choisissez bien vos vignerons et bonne dégustation !