Sophie Guiraudon, vigneronne depuis zéro génération

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Vigneronne depuis zéro génération, Sophie Guiraudon n’a rien a raconter sur papi, mamie ou tonton.

Le clos de l’Anhel est né, en l’an 2000, de la volonté de deux personnes, qui après avoir fait du vin chez les autres, ont juste eu envie de le faire pour eux. Dès 2000, un grand travail de remise en état du vignoble, de remise en vie des sols a tété entrepris : des erreurs, des réussites puis des erreurs encore et des réussites encore, encore et encore …

Sophie Guiraudon n’envisage pas d’être vigneronne autrement qu’en respectant complètement la terre, la flore et la faune. Son ambition est de pouvoir dire à son fils : « Tu peux manger les raisins de la vigne mais aussi les mûres, les guignes, les poireaux sauvages qui bordent le tour du vignoble. »

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Son univers idyllique ne me lui permet pas d’entrevoir un vignoble sans haies, sans arbres, sans herbes, sans oiseaux, sans vers de terre, sans vie. Les vignes sont donc travaillées selon les principes de l’agriculture biologique, avec l’utilisation de purins et de tisanes.

Afin de favoriser un biotope ad hoc avec ses idées, Sophie Guiraudon a planté 200 arbres autour du vignoble, des nichoirs à mésanges et à chauves-­-souris ont été installés. Le berger local laisse de temps à autre ses brebis sur nos terres. « Ces choix sont – avant tout – un grand plaisir, et je le crois, apportent plus de profondeur, plus de complexité, de personnalité et d’équilibre au vin ».

Chaque année selon les conditions climatiques, le travail effectué, l’humeur de la vigneronne, la vigne s’exprime différemment, chaque parcelle réagit de manière variable et c’est tant mieux. Ainsi, chaque cuvée présente des caractéristiques propres, car issues de vignes particulières, mais l’équipe du clos de l’Anhel se laisse la liberté de modifier les pourcentages des cépages en fonction de la qualité des vignes, de la dégustation et de ses envies.

Sophie Guiraudon considère que la qualité d’un vin c’est avant tout la qualité de ses raisins.

Aussi, à la cave, leur travail consiste (seulement) à égrapper avec un matériel respectueux des baies, à piger à la main ou plutôt au bras, à pressurer le plus délicatement possible, à maintenir une hygiène soignée, à déguster, à regarder, à écouter, à attendre : un travail attentif et peu interventionniste. C’est un peu comme si l’on surveillait un enfant en le laissant s’exprimer au mieux, le plus librement possible avec une autorité bienveillante.

 

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